INTERVENTION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE SUR LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES EN AFRIQUE
Addis Abeba,30 janvier 2007
Monsieur le Président,
Excellences,
Mesdames et Messieurs,
Pour la troisième fois, en l’espace de trois mois, l’Afrique abrite un événement relatif aux changements climatiques, après la journée mondiale de l'environnement, qu’Alger a eu l’honneur, le 5 juin 2006, d’accueillir, et la Conférence internationale sur la Désertification, organisée, également, à Alger, du 17 au 19 décembre 2006, pour clôturer l'année internationale de lutte contre la désertification.
Nous sommes réunis aujourd’hui pour échanger nos vues sur le rapport de Sir Nicholas Stern concernant l’économie du changement climatique.
Je voudrais, à cet égard, saisir cette occasion pour exprimer ma satisfaction pour les progrès réalisés, notamment en ce qui concerne la création « du cadre de Nairobi », destiné à aider les pays Africains à participer au Mécanisme de Développement Propre (MDP) et la décision du lancement d’un programme technique sur les impacts, la vulnérabilité et l’adaptation qui permettra aux pays en développement de mieux se préparer et de s’adapter aux effets des changements climatiques.
Je me félicite, également, de la qualité du rapport de Sir Nicholas Stern dont la conclusion est on ne peut plus claire : les changements climatiques auront un impact désastreux sur les éléments fondamentaux de la vie pour de larges pans de populations de par le monde, si rien n’est fait pour parer à cette situation. La communauté internationale se doit donc d’agir avec fermeté et célérité afin d’enrayer les effets néfastes de ce phénomène.
Monsieur le Président,
Il est, à cet égard, une vérité patente qu’on ne saurait occulter et qui concerne la responsabilité première des pays industrialisés dans la chaîne de causalité des changements climatiques telle que traduite dans les obligations édictées par le Protocole de Kyoto.
Il serait nécessaire que l’on puisse parvenir à un consensus pour les engagements futurs dans le cadre du Protocole de Kyoto pour la période post 2012 sur la base de l'équité et du principe de la responsabilité commune mais différenciée.
Nul besoin de rappeler,à cet égard, qu'aux termes de la Convention cadre, les pays en développement s'acquitteront efficacement de leurs obligations dans la mesure où les pays développés, pour leur part, remplissent leurs obligations, notamment en ce qui concerne les ressources financières et le transfert de technologie.
Il n’y a nul doute que des avancées notables ont été réalisées, notamment lors de la Conférence de Nairobi en novembre 2006, mais les attentes de l’Afrique demeureront insatisfaites tant que les mécanismes et arrangements mis en place, tels que le Mécanisme de Développement Propre ne seront pas pleinement opérationnels.
Monsieur le Président,
Nous appelons les pays développés à s'acquitter de leurs obligations découlant du Protocole de Kyoto, et à mettre à la disposition des pays en développement, les moyens nécessaires financiers, techniques et de savoir-faire afin de leur permettre de faire face au réchauffement climatique et à ses effets néfastes.
Il est urgent de donner plein effet au Mécanisme de Développement Propre en intégrant des projets de lutte contre la déforestation dans la liste des projets MDP, et qui sont de nature à induire un triple effet aussi bien sur les changements climatiques, la préservation de la biodiversité que sur la lutte contre la désertification par la préservation et la remise en état des zones arides.
Je souhaiterais rendre un hommage appuyé au Groupe Intergouvernemental d’experts sur l’évolution du Climat (GIEC), lequel a permis le suivi scientifique des questions ayant trait aux changements climatiques. En effet, le GIEC a permis à la Communauté internationale, notamment aux pays industrialisés, de prendre conscience du danger que représente le phénomène des changements climatiques sur le devenir de la planète et celui des générations futures.
Néanmoins, si la Communauté internationale a fait montre d'une conscience d'urgence s'agissant des perturbations climatiques (réchauffement de la planète en raison de l’activité humaine et des émissions des gaz à effet de serre, élévation du niveau de la mer, etc...), elle se doit de prendre, également, conscience du manque de capacités et de moyens des pays en développement, pour réagir aux effets néfastes des changements climatiques.
Monsieur le Président,
La désertification, qui sera inévitablement l’un des défis incontournables du XXIème siècle, fait partie des maux qui affectent sévèrement les pays en voie de développement, dont un grand nombre de pays africains.
Il y a lieu de rappeler, à cet égard, que les zones arides représentent aujourd’hui 41 % de la surface du globe, dont 20 % sont durablement dégradées et elles concernent une population de 2 milliards de personnes, dont 50 % vivent dans un dénuement intenable.
Il importe, par ailleurs, de relever que la dégradation des conditions de vie, véritable défi et préoccupation prioritaire en Afrique, pousse quotidiennement des dizaines, voire des centaines de jeunes en Afrique et ailleurs, à tenter l’aventure de la migration dans des conditions non seulement dangereuses mais aussi inhumaines et dont tirent profit les réseaux de la criminalité transnationale organisée.
Le phénomène de la migration, notamment clandestine, a, indéniablement mis en exergue le lien entre la pauvreté et la migration de masse induite par la dégradation des sols, qui est synonyme de famine et de pauvreté, et qui nécessite un soutien effectif de tous les partenaires par l’implication concrète des pays développés en vue d’asseoir des cadres de coopération effective visant à réduire le seuil de la pauvreté par un certain nombre de mesures dont l’endiguement de la désertification d’où la sédentarisation des populations.
Il ressort clairement des débats de la Conférence d’Alger sur la lutte contre la désertification que 500 millions d’hectares de terres en Afrique ont subi une dégradation affectant pas moins de 65 % des régions agricoles. L’on prend conscience de la mesure de la gravité de la situation lorsque l’on connaît la dépendance des populations africaines vis-à-vis de l’agriculture pour leur survie.
La Conférence d’Alger, qui a notamment recommandé de faire de la décennie 2010-2020, la décennie des Nations Unies de lutte contre la Désertification, a mis en exergue la nécessité d’une politique internationale de soutien pour lutter efficacement contre la désertification.
Il importe de souligner que l’Afrique présente un certain nombre de paradoxes, d’abord parce qu’elle est la plus menacée par les effets néfastes des changements climatiques, alors qu’elle émet le moins de GES au monde, ensuite parce qu’elle souffre de sécheresse chronique, alors qu’elle est le premier réservoir d’eau douce dans le monde. Enfin, parce qu’elle connaît des difficultés d’alimentation en énergie, alors qu’elle dispose d’un gisement inépuisable de soleil.
Notre continent recèle pourtant en son sein des réponses à la hauteur des défis auxquels il fait face, mais il a besoin du soutien de la communauté internationale, notamment sur les plans financiers et techniques pour les affronter et les transformer en projets réalisables.
Ainsi, pour atténuer les effets des changements climatiques et de la dégradation des sols et de la sécheresse, il est possible d’envisager la réalisation d’un projet d’aménagement et de restauration du canal fluvial transafricain, ainsi qu’un projet pilote d’énergie propre sous la forme d’une centrale électrique totalement solaire.
Compte tenu des ressources notamment végétales, hydriques et solaires dont elle dispose, l’Afrique pourrait s’engager dans un partenariat stratégique avec d’autres pays, dont le Brésil, qui ont fait montre d’une grande maîtrise des processus d’énergies propres, notamment en matière de biocarburant, pour la réalisation de grands projets mutuellement profitables. Ce partenariat pourrait être basé, entre autres, sur le transfert de technologie en vue de permettre à l’Afrique d’utiliser de façon optimale ces nouvelles sources d’énergie.
Monsieur le Président,
Nous avons l'intime conviction que la mise en place des mécanismes financiers du programme d’adaptation, le transfert de technologie et l’assouplissement des mécanismes de développement propre aux pays en développement, notamment africains, constitueront autant de signaux positifs de nature à permettre la concrétisation de nos objectifs et obligations en matière de lutte contre les changements climatiques.
Je vous remercie.
Protection de l'environnement
La problèmatique de l’environnement couvre plusieurs grands thèmes qui comportent des objectifs différents et s’adressent à des acteurs différents, y compris :
- l'eau
- les changements climatiques
- la biodiversité
- la prévention des catastrophes
Il ne saurait subsister de développement économique et social à long terme sur une planète dévastée. Au coeur de l’éducation en vue du développement durable se situent les efforts pour faire comprendre l’interdépendance et la fragilité des systèmes qui soutiennent la vie sur la planète et le capital de ressources naturelles qui sont indispensables à l’humanité.
Après plus de 30 années d’expérience dans l’éducation relative à l’environnement, l’Education pour le développement durable doit continuer à faire valoir l’importance de traiter ces questions comme des éléments du vaste agenda du développement durable. Ses liens avec les considérations sociétales et économiques permettront aux apprenants d’adopter une attitude nouvelle à l’égard de la protection des ressources naturelles de la planète, qui sont indispensables au développement de l’homme et à sa survie même. Par conséquent, l’humanité dépend des biens et services offerts par l’écosystème de la Terre et donc la protection et la restauration de l’écosystème de la planète constituent un défi majeur.
Les ressources que le Sommet mondial pour le développement durable a désignées comme d’intérêt prioritaire sont : l’eau, l’énergie, le logement, l’agriculture et la biodiversité, ressources qui ont reçu à Johannesburg le nom (tiré de leurs initiales en anglais) «d’agenda WEHAB». «L’apprentissage de l’environnement» repose sur cette compréhension – et l’EPT et la DNUA sont indispensables pour créer les conditions d’un tel apprentissage. Il permet en outre de déceler les causes premières des menaces qui pèsent sur le développement durable et de trouver les valeurs, la motivation et les compétences nécessaires pour les surmonter.
Ceci est particulièrement vrai pour les petits États insulaires en développement, qui diffèrent entre eux par la dimension, la forme, la richesse et les ressources naturelles et économiques, mais ils n’en sont pas moins soumis aux mêmes difficultés à l’égard du développement durable en raison de leur faible superficie, leur dispersion géographique, l’exposition aux risques et aux catastrophes naturelles, la faiblesse de leurs ressources terrestres, la dépendance à l’égard des importations, la rareté des matières premières, l’éloignement des marchés et bien d’autres particularités et processus. (Document de l’Assemblée générale de l’ONU A/CONF.167/9 (New York, ONU), consultable sur http://www.un/org/documents/ga/conf167/aconf197-9htm)
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
العولمة على مسار أكثر ذكاءاً يوحد أبطال الأرض لبرنامج الأمم المتحدة للبيئة لعام 2007
سيكرم برنامج الأمم المتحدة للبيئة سبع رواد كأبطال للأرض، تبدأ انجازاتهم من السلامة الكيميائية، والإدارة المستدامة للنفايات ، وربط الفعاليات الرياضية بالبيئة، والحفاظ على الصحاري والغابات والمناخ العالمي.
وسوف يمنح الفائزين جوائزهم خلال حفل خاص سيعقد بتاريخ 19 إبريل في سنغافورة هم:
· معالي السيد شريف رحماني وذلك لتفعيله للقانون البيئي في الجزائر ولطرحه لقضية التصحر ولدوره القيادي لعام الصحاري والتصحر.
· أليسا غيليرا غوزون وذلك لدفعها قدماً للأجندة البيئية في وطنها الفلبين من خلال كسبها ثقة رجال الأعمال، ومنظمات المجتمع المدني، وصناع القرار السياسي وما شابه.
· فيفيكا بون من السويد لدورها البناء في المفاوضات البيئية المتعددة الأطراف ولقيادتها للجهود العالمية لضمان السلامة الكيميائية.
· سعادة السيدة مارينا سيلفا من البرازيل لكفاحها المتواصل لحماية غابات الأمازون مع الأخذ بعين الاعتبار وجهة نظر الأشخاص الذين يستخدمون تلك المصادر في حياتهم اليومية.
· آل غور من الولايات المتحدة الأمريكية لتبنيه حماية البيئة كمحور من محاور الخدمة العامة التي قام بها ، وكذلك لتثقيف العالم بالأخطار التي يتسببها ارتفاع نسبة انبعاث غازات الدفيئة.
· صاحب السمو الملكي الأمير حسن بن طلال من المملكة الأردنية الهاشمية لإيمانه بالتعاون ما عبر الحدود لحماية البيئة ولتناوله للقضايا البيئية بأسلوب شامل.
· جاك روج واللجنة الأولمبية الدولية وذلك للنهوض بأجندة الرياضة البيئية من خلال تزويد مصادر أكبر للتنمية المستدامة ولوضع متطلبات بيئية صارمة للمدن المتقدمة لاستضافة الألعاب الأولمبية.
تأتي الأخبار عن الفائزين قبيل الاجتماع السنوي لوزراء البيئة التابع لبرنامج الأمم المتحدة للبيئة والذي سيعقد الأسبوع القادم في المقر الرئيسي للمنظمة في مدينة نيروبي، كينيا. ومن المواضيع ذات الأهمية والتي تم إدراجها في جدول الأعمال، فرص ومخاطر العولمة ذات العلاقة بالقضايا البيئية.
قال أخيم شتاينر،وكيل الأمين العام للأمم المتحدة والمدير التنفيذي لبرنامج الأمم المتحدة للبيئة : إن توجيه العولمة نحو مسار أكثر ذكاء واستدامة يتطلب ذلك التزام من الحكومات، والقطاع الخاص، والسلطات المحلية، والمجتمع المدني، و يحتاج أيضاً لأفراد قادرين على تحفيز التغير ومساعدة الآخرين والإلهام للعمل".
وأضاف " إن الرجال والنساء الذين نكرمهم اليوم هم حقاً مثلاً يحتذى لالتزامهم بالإدراك بعالم عادل، ومتساوي الفرص ومستدام. والدليل إذا كان لا بد منه، هو أن العولمة يمكن إدارتها باستدامة إذا استخدمنا الذكاء، والطاقة، والرؤيا وهذه دلائل ترتبط بأبطال الأرض لعام 2007 ".
أن هذه الجوائز المقدمة للمرة الثالثة بمثابة تقدير لرواد بيئيين بارزين من كل أقاليم العالم.وإن كل بطل كان له تأثير على مستوى صنع السياسات من خلال القيادة، والرؤيا والإبداع.
سيتم تكريم الفائزين بمهرجان احتفالي ينظمه برنامج الأمم المتحدة للبيئة ووزارة البيئة والموارد المائية ، ومجلس إدارة السياحة في سنغافورة، بدعم من شركاء أخرين.
ملاحظة للمحررين عن الفائزين
افريقيا
معالي السيد شريف رحماني
ان مهنة معالي السيد شريف رحماني وجهت بالتزام عميق لحماية كوكبنا. في عمله كوزير عمل بلا كلل نحو تفعيل النهوض بالقانون البيئي في الجزائر. وتحت لوائه، تم تأسيس معهد جديد متخصص بهدف خلق وتنفيذ سياسة بيئية لخدمة التنمية المستدامة.
كما أسس أيضاً أدوات اقتصادية ومالية نموذجية تهدف لترويج نظام ضريبي في الجزائر يعتمد على المعايير الدولية التي تلتزم بمبدأ "الملوث يدفع". وقام بجلب مساهمات جوهرية لتنفيذ خطة العمل الوطنية للبيئة والتنمية المستدامة. ولقد تم تبني هذه الخطة من قبل الحكومة الجزائرية والتي تعتمد أربع أهداف رئيسية: الاهتمام بالصحة وبمستوى المعيشة، الاهتمام بإنتاجية رأس المال الطبيعي، تخفيض الخسائر الاقتصادية وتحسين التنافسية، والاهتمام بالبيئة العالمية.
لقد قام السيد رحماني بمساهمات هامة من خلال منصبه كرئيس لمؤسسة صحاري العالم وبصفته الناطق الفخري باسم الأمم المتحدة في السنة الدولية للصحراء والتصحر. ومثال على ذلك فقد قاد إنشاء معهد الصحاري ومتحف الصحاري، وإعادة تأهيل قلعة تنركوك، المؤتمر الدولي للتنوع الحيوي للصحاري (البرازيل)، المؤتمر الدولي حول المرأة والتصحر (إيطاليا)، المؤتمر الدولي الثاني حول الهجرة والتصحر(اسبانيا).المؤتمر الدولي العلمي حول الصحراء والتصحر (تونس)، وكذلك التنظيم للمهرجان الثالث للثقافة والحضارة لسكان الصحاري.


إن الكائنات الحية تتوزع في مجموع الكرة الأرضية، فمن جهة فهي تتوزع حسب المناخ،و من جهة أخرى حسب تاريخ تطور الأرض . وبدون شك فإن انقراض عدد كبير من هاته الكائنات الحية له علاقة وطيدة بتطور الإنسان حيث أن جهله بالمنظومة البيئية(السلاسل الغذائية، التنوع البيولوجي)جعله يقضي على هاته الكائنات بقصد أم بغير قصد. وبصفة عامة فإن ازدياد عدد السكان،اختلاف وتطور الوسائل التي "يهاجم" الإنسان بها بيئته أدى إلى تغير بنية الكوكب، ممثلا في تراجع التنوع الو راثي لدى مجموعة من الكائنات،و تراجع في التنوع البيولوجي في العالم


وإذا كانت الأمم المتحدة قد أعلنت سنة 2006 كسنة دولية للصحاري والتصحر واختيار شعار لا تهجروا الأراضي القاحلة، ليوم البيئة العالمي الذي جرت احتفالاته في الجزائر، فإن عالمنا العربي تشكل الصحراء فيه 75% من مجموع أراضيه، مما يزيد من تعقيد الوضع البيئي بالمنطقة ندرة المياه، قلة الموارد الغذائية الشيء الذي يؤثر سلبا على نوعية حياة السكا
