Le président de la République a beaucoup insisté sur le respect des normes internationales dans la construction de ce «projet du siècle». C’est dans la wilaya de Boumerdès, et plus précisément dans la localité de Hammadi que le président de la République a procédé hier au lancement officiel de l’autoroute Est-Ouest, un mégaprojet.
Abdelaziz Bouteflika a posé, en effet, la première pierre de ce projet ayant coûté au Trésor public la bagatelle de 805 milliards de dinars, soit l’équivalent de 11 milliards de dollars. D’un linéaire global de 1216km, ce projet reliant les frontières tunisiennes à celles du Maroc en passant par 24 wilayas du Nord algérien est actuellement en cours de réalisation, et ce, depuis le 18 septembre dernier. Cette date correspond à celle de la notification de l’ordre de service (ODS) par la Commission nationale des marchés (CNM) ayant visé le dossier de l’autoroute Est-Ouest et approuvé sa réalisation pour un délai ne dépassant pas quarante mois.
Le chef de l’Etat a donc posé la pierre inaugurale de ce projet dans une ambiance de fête populaire. Il était accompagné du ministre des Travaux publics M.Amar Ghoul et M.Mohamed Maghlaoui, ministre des Transports.
Le tracé de l’autoroute Est-Ouest se répartit, par ailleurs en trois lots: est (Bordj Bou-Arréridj-frontières tunisiennes, 399km), centre (Bordj Bou Arréridj à Chlef, 169km) et ouest (Chlef-frontières marocaines, 359km). Les lots centre et ouest seront réalisés par deux entreprises chinoises, la China Citic Group et la China railway construction corporation (Crcc) et celui de l’est par la compagnie japonaise Cojaal. De plus, les pôles de développement sur la côte et dans les zones des Hauts-Plateaux, qui ne seront pas directement traversés par l’autoroute, seront desservis par des raccordements au réseau principal.
Avec ces raccordements, le réseau total aura une longueur cumulée de 1700km. Ce projet «unique en son genre dans tout le Bassin méditerranéen», comme l’a expliqué M.Ghoul, permettra de créer environ 100.000 emplois, de contribuer à l’équilibre régional et de réduire le bilan des accidents de la route.
Il augmentera aussi le «gain temps» pour les usagers, réduisant la durée du trajet Alger-Constantine, à titre d’exemple, à 4h30mn. Ce projet a un impact économique certain étant donné que 90% des échanges internes de l’ Algérie s’effectuent par voie routière. La nouvelle autoroute sera réalisée «aux normes européennes», en 2x3 voies et avec la prise en compte de mesures parasismiques pointues. Par ailleurs, et selon une étude économique financée par la Banque mondiale, l’autoroute Est-Ouest, qui sera à péage, sera rentable. Cette autoroute nécessitera, selon les estimations, plus de 2,8 millions de tonnes (MT) de ciment, près de 5 MT de sable, 45 MT d’agrégats, 930.000 tonnes d’acier et 920.000t de bitume.
Taghit, un parc pour barrer la route au désert
- L'Algérie va inaugurer en mai 2007 un parc naturel au cœur du désert, le Parc national de Taghit, avec pour objectif primordial d'en faire un barrage à l'avancée du désert du Sahara.
Taghit est une petite oasis située dans le sud-ouest de l'Algérie, à 1.100 kilomètres au sud d'Alger, la capitale. Taghit recèle d'importantes richesses climatiques et culturelles propices à abriter des vies humaines et animales.
L'Association des amis de la Saoura et l'Agence nationale pour la conservation de la nature (ANCN), qui ont initié ce projet de Parc national de Taghit, ont tout de suite perçu en cette oasis naturelle la possibilité d'en faire un barrage efficace à l'avancée du désert dans ce vaste pays d'Afrique du nord dont le désert occupe les neuf-dixièmes du territoire.
''Le Parc national de Taghit occupe une superficie de 250.000 hectares, qui pourra être étendue à 500.000 hectares avec la prise en compte de la région voisine de Guir'', indique Amina Fellous, ingénieur à l'ANCN, une structure nationale ayant en charge la réalisation du projet.
L'association des amis de la Saoura, présidée par Mohamed Bendada, a été créée en 1992. Elle est membre fondateur du Comité national des ONG algériennes contre la désertification, et accréditée depuis 1997 auprès du secrétariat de la Convention des Nations Unies contre la désertification.
Le projet de Parc national de Taghit vise, entre autres objectifs, à endiguer l'avancée du désert par la protection des éléments existants de la faune et de la flore, et par l'apport d'autres éléments vivants en vue de constituer un ensemble homogène et viable.
Le parc de Taghit comprendra des zones de protection intégrale sans aucune activité humaine, ainsi que des zones péries-métriques où des activités, même de petite et moyenne industrie, seront tolérées à condition qu'elles ne soient pas polluantes, explique Fellous à IPS.
La protection de la savane et la régénération des peuplements d'acacia sont quelques-unes des autres missions du Parc national de Taghit.
''A Taghit, aucune activité socioéconomique ayant des répercussions négatives sur les ressources hydriques ne sera admise'', assure Fellous.
Le parc de Taghit vise également la protection et la mise en valeur du patrimoine archéologique, la promotion et le développement des infrastructures touristiques en harmonie avec l'architecture et le paysage du milieu.
Le projet consistera, en outre, à rajeunir la palmeraie et créer des vergers arboricoles pour le développement des ressources phytogénétiques de la région, la création de points d'eau et le reboisement des terrains nus avec des espèces autochtones pour le bonheur des populations pratiquant la transhumance.
Pour ce qui est de la faune, la liste des mammifères à protéger comprend environ 33 espèces, dont six espèces de chauves-souris, 12 espèces de rongeurs, trois espèces de canidés, trois espèces de mustélidés, un félidé, et quatre espèces d'ongulés sauvages.
Au nombre de ces espèces, figurent des espèces menacées tant au niveau national que mondial comme le chat des sables, le fennec, le mouflon à manchettes, ainsi que les trois espèces de gazelles.
La liste non exhaustive des oiseaux du parc comporte pas moins de 107 espèces, et la prospection de l'ensemble de la zone doit être complétée en différentes saisons afin d'y répertorier tous les oiseaux de passage ou migrateurs.
On y trouve 16 espèces considérées endémiques en Afrique du nord et au Moyen-Orient comme la perdrix Gambra, l'outarde Houbara ou le faucon Lanier.
Une vingtaine de ces oiseaux figure sur la liste des espèces protégées en Algérie. Certaines d'entre eux figurent dans des plans d'action internationaux de protection spécifiques, comme l'outarde Houbara.
''La réalisation du Parc national de Taghit est une excellente initiative qui endiguera l'avancée du désert et préservera les autres régions, notamment la région de Bechar (centre-ouest), qui continuent de subvenir encore favorablement aux besoins de la population en matière agricole'', estime Mouloud Arkoub, enseignant-chercheur en agronomie à l'Université de Tizi-Ouzou, en Kabylie, dans le centre-nord de l’Algérie.
Ahmed Mebarki, ancien entrepreneur à Tamanrasset, dans le sud-est du pays, qui connaît assez bien la région de Taghit pour l'avoir plusieurs fois visitée, affirme que ''cette région recèle des potentialités climatiques indéniables qui peuvent être exploitées dans la lutte contre l'avancée du désert''.
''La création du Parc national de Taghit, outre son rôle de barrage au désert, permettra de répondre encore plus aux besoins agricoles des habitants de la région comme en témoigne déjà la production de tomate et de pomme de terre'', note avec espoir Malik Raheb, ingénieur agronome en conservation des forêts de Ghardaïa, au sud d'Alger.
Le ministère de l’éducation Nationale algérien et le Ministère de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement lancent avec le soutien du PNUD une série de «Guides de l’éducateur» destinés à éduquer les jeunes aux questions environnementales.
L’Algérie introduit pour la première fois et à titre expérimental le développement durable dans ses cursus éducatifs. Le projet se compose en 3 guides bilingues arabe-français, ciblant chacun un niveau d’enseignement:
Les «guides de l’éducateur» ont pour objectif de développer une concertation pédagogique interdisciplinaire en matière d’environnement. Chaque guide comporte quatre sections:
Les guides offrent une méthodologie innovante et interactive, s’appuyant directement sur les expériences menées et partagées par les enseignants et éducateurs au cours de la mise en œuvre du projet. Des outils pédagogiques sont également mis à disposition des équipes éducatives impliquées. Les enseignants disposent d’une mallette pédagogique composée de fiches techniques thématiques, d’une charte, et d’un livret. Quant aux élèves, il leur est fourni un cahier complémentaire avec des exercices relatifs aux thématiques traitées. Ces travaux favorisent ainsi une meilleure appropriation des connaissances.
Les «Guides de l’éducateur» illustrent de la part du gouvernement algérien la volonté de développer une réponse nationale aux défis environnementaux. Cette initiative s’inscrit dans la politique plus générale «d’ouverture de l’école sur la vie» que mène l’éducation nationale. Cette démarche vise à éduquer et former les jeunes générations à l’éco-citoyenneté.
L’école, qui a toujours eu pour mission de faire de chacun et de tous des citoyens responsables, ne cesse de mettre à jour ces objectifs. Aujourd’hui, pour remplir cet engagement et répondre aux nouveaux défis environnementaux, celle-ci s’ouvre au monde concret qui l’entoure et se forge une place privilégiée parmi les acteurs du développement durable.
Les guides offrent une méthodologie innovante et interactive, s’appuyant directement sur les expériences menées et partagées par les enseignants et éducateurs au cours de la mise en œuvre du projet. Des outils pédagogiques sont également mis à disposition des équipes éducatives impliquées. Les enseignants disposent d’une mallette pédagogique composée de fiches techniques thématiques, d’une charte, et d’un livret. Quant aux élèves, il leur est fourni un cahier complémentaire avec des exercices relatifs aux thématiques traitées. Ces travaux favorisent ainsi une meilleure appropriation des connaissances. Les «Guides de l’éducateur» illustrent de la part du gouvernement algérien la volonté de développer une réponse nationale aux défis environnementaux. Cette initiative s’inscrit dans la politique plus générale «d’ouverture de l’école sur la vie» que mène l’éducation nationale. Cette démarche vise à éduquer et former les jeunes générations à l’éco-citoyenneté.L’école, qui a toujours eu pour mission de faire de chacun et de tous des citoyens responsables, ne cesse de mettre à jour ces objectifs. Aujourd’hui, pour remplir cet engagement et répondre aux nouveaux défis environnementaux, celle-ci s’ouvre au monde concret qui l’entoure et se forge une place privilégiée parmi les acteurs du développement durable.
Les travaux sont terminés « à plus de 90% », assure l’ex-directeur de l’Edeval, établissement qui s’est fait fort de mener un travail « harassant », depuis son confortement par arrêté de la wilaya le 5 août 2006, dans sa mission de gestion du jardin. « Reste à s’activer à la finition de la plantation de 30 000 fleurs et la pose de 80 000 m2 de gazon au jardin français. Des commandes pour l’acquisition de bancs et autres corbeilles ont été passées et leur installation ne saurait tarder », soutient-il. Pour Zerriat, les caprices du temps ne sont pas pour faciliter le travail des établissements. Le Parc zoologique, ouvert en 1900 par Joseph d’Ange, ouvrira alors que tout y était glauque. Une trentaine d’espèces animales y sera ainsi transférée des différents parcs nationaux, comme promis par leurs responsables. 6 animaliers et le vétérinaire de l’ANN, M. Hafassi sont à pied d’œuvre afin que ces animaux « soient accueillis dans de bonnes conditions ». Un travail autrement plus administratif est également mené. En plus du conseil d’administration de l’EPA, un conseil scientifique dont « les statuts sont en préparation » sera installé. Il se composera d’une dizaine de personnalités scientifiques reconnues. « Des institutions et des personnalités versées dans le domaine sont approchées, selon le directeur, pour apporter leur contribution. » Cet organisme qui remplacera « le conseil consultatif » qui a pris en charge le jardin dans la période de transition devra décider, seul, de la stratégie de gestion de cet espace. Prévue par l’article 2 alinéa 2 du décret de transfert n°06-350 portant transfert du jardin à la wilaya, une commission ad hoc sera mise en place. Elle établira un « inventaire » du patrimoine de l’ex-museum national de la nature créé en 1985 et réorganisé, par décret en février 1991, en Agence nationale de la conservation de la nature (ANN). Les ingénieurs du ministère de l’Agriculture pourraient y être, le cas échéant, « intégrés ». L’enclos devra être cadastré, promet M. Zerriat, afin d’en définir les limites et savoir si l’arboritarium (bois des arcades situé en bas de Riadh El Feth) et l’« oasis », parcelle adjacente aux ateliers de la SNTF, seront intégrées au jardin. Toujours est-il qu’en 2000, le directeur général des forêts, M. Cheriet a fait savoir que l’espace a été « cadastré » et intégré dans le sommier du domaine forestier national. En plus du fait de « multiplier les curiosités et les centres d’intérêt des visiteurs », l’EPA devra s’occuper de la flore locale alors qu’elle fut abandonnée eu égard au fait que le Jardin servait à l’acclimatation d’espèces, l’exotisme étant de mise en ces temps. Les espèces dont personne ne connaît le nombre, soutient M. Zeriat, seront répertoriées. A cet effet, un bureau d’études sera chargé de l’inventaire de ces espèces, insiste M. Zeriat en rappellent qu’un inventaire dont il n’a pas eu vent a été mené par Total en 1998. Ces opérations ont créé une véritable surenchère. D’ailleurs, le directeur de l’ANN, M. Azzi (El Watan n°4189 du 1er septembre 2004) assure que 400 à 600 espèces ont disparu alors que le chef de cabinet du wali d’Hussein Dey confortera le dernier chiffre. Touchée de plein fouet par le séisme du 12 mai 2003, l’école d’horticulture, mise sur pied en 1918, avant de prendre l’appellation d’ITMAS, sera réhabilitée. Elle formera des « ouvriers paysagistes » qui font actuellement défaut. S’agissant des boutiques, M. Zerriat dira que des concessions seront offertes. Un cahier des charges devant les régir devrait être établi.
Les espaces verts jouent un rôle très important. Ils améliorent la santé et le cadre de vie, participent à la préservation de l’équilibre écologique et climatique, assurent des fonctions esthétiques et atténuent les bruits ou nuisances sonores. Afin de mettre en place une véritable politique pour l’instauration d’un réseau vert au sein de nos milieux urbains, et afin de préserver la qualité de notre cadre de vie et la promotion de notre patrimoine des espaces verts, le ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement a initié un projet de loi qui fixe les règles de gestion, de protection et de développement des espaces verts dans le cadre du développement durable. Il a pour finalité d’améliorer notre cadre de vie urbain, d’entretenir et d’améliorer la qualité de nos espaces verts urbains existants, de promouvoir la création d’espaces verts de toute nature et de faire de l’introduction des espaces verts dans tout projet de construction, une obligation prise en charge par les études urbanistiques et architecturales publiques et privées. Ce projet de loi de 43 articles catégorise les espaces verts, identifie les obligations de leur classement et les autorités de gestion et fixe les prescriptions de préservation. Il prend également en charge la gestion et le développement des espaces verts et institue des normes et des coefficients d’espaces verts par ville, par ensembles urbains et pour les habitations particulières. Pour asseoir et stimuler la culture des espaces verts, le projet de loi institue un prix national de la ville verte. Enfin, il prévoir des sanctions (emprisonnement et amendes) pour toutes les atteintes qui portent préjudices aux espaces verts. Ce projet de loi a été adopté, hier, par l’Assemblée populaire nationale en séance plénière.