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Lundi 26 Mars 2007
«L’Etat est décidé à promouvoir l’allemand»
Le ministre de l’Education nationale, Boubekeur Benbouzid, a ouvert, hier au lycée Omar-Racim, les travaux de la deuxième journée algérienne pour les professeurs de langue allemande.

Il s’agit d’un séminaire de formation à l’utilisation des médias comme support didactique pour l’enseignement de la langue allemande. Cette initiative qui durera deux jours a été organisée conjointement avec le Goeth Institut. Cette ouverture a été marquée par l’intervention du ministre de l’Education, l’ambassadeur d’Allemagne à Alger Joan Westerhoff, l’ambassadeur de  Suisse et l’ambassadrice d’Autriche. Dans son intervention d’ouverture, Boubekeur Benbouzid a mis en exergue l’importance de l’enseignement des langues étrangères. Il a indiqué, à cet effet, que cette initiative témoigne de l’intérêt et de la volonté du gouvernement algérien de s’ouvrir sur le monde et d’aller de l’avant. Il a également concédé que la pierre angulaire de cette ouverture est la maîtrise des langues. Pour ce qui est de la langue allemande, M. Benbouzid  affirme que l’Etat est plus que jamais décidé à promouvoir la langue germanique en Algérie et ce, à travers l’augmentation du volume horaire réservé à l’enseignement de celle-ci. Il a, par ailleurs, argué la décision de l’establishment algérien de développer les capacités didactiques nationales vis-à-vis de la langue de Max Weber par le fait que l’Allemagne est considérée, actuellement, comme la troisième puissance économique mondiale. D’autant que cette langue est en mesure de véhiculer un grand savoir technologique. Il y a lieu de signaler, dans cet ordre d’idées, que l’enseignement de l’allemand qui est dispensé en Algérie depuis les années 1980 n’est pas très développé. Cet enseignement concerne actuellement quelque 14 000 élèves au niveau national. Seules 28 wilayas sont actuellement couvertes. Le ministre de l’Education nationale explique cette situation  par le déficit d’enseignants de cette langue que connaît l’Algérie. En effet, le nombre de professeurs est actuellement estimé à quelque 150 enseignants. En vue de parer à cette situation déficitaire, il a déclaré que l’Algérie compte former davantage d’enseignants, en installant un département d’enseignement des langues étrangères dans chaque wilaya. Il a, d’autre part, indiqué que les obstacles qui entravent l’inculcation de cette langue ne sont pas dus aux moyens mais plutôt au volet technique (le manque d’expertise en la matière). Le séminaire en question se range dans ce cadre (expertise). En marge de son intervention, M. Benbouzid a fait état de la construction d’un lycée international à Kouba qui sera fin prêt dans 36 mois. Ce lycée sera affecté à l’enseignement des ressortissants étrangers. Cet établissement serait en mesure de dispenser un enseignement dans tous les systèmes (francophone, anglo-saxon, germanique etc.).

Lundi 26 Mars 2007

Algérie: Le ministre de l'éducation nationale, M. Boubekeur Benbouzid, l'a affirmé hier, «Nous sommes décidés à ce que l'éducation civique soit la base de la réforme»


 
 


A l'initiative du ministère de l'Education nationale et sous le haut patronage du président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, un séminaire international sur «l'éducation civique dans les systèmes éducatifs» est organisé depuis hier à Alger pour une durée de deux jours.

Des représentants de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la culture et les sciences (Unesco), de l'Organisation arabe de l'éducation, la culture et les sciences (Alesco), de l'Organisation islamique pour l'éducation, la culture et les sciences (Isesco) et du Conseil européen y prennent part. «Nous voulons nous imprégner de l'expérience de ces pays, notamment le Monde arabe et musulman, en matière d'enseignement de l'éducation civique. Nous manquons de procédés et de méthodes de suivi.

C'est là notre grand problème et c'est pourquoi nous organisons ce séminaire», a déclaré le ministre, M. Boubekeur Benbouzid, en marge des travaux. Le ministère compte «procéder à une étude comparative sur la prise en charge de la dimension citoyenne et civique dans les programmes scolaires et, par conséquent, consolider la dimension civique dans nos programmes par d'autres mécanismes susceptibles d'améliorer l'enseignement de cette matière». «La promotion de la dimension nationale dans les programmes et les manuels scolaires doit se baser sur l'utilisation des méthodes modernes d'enseignement et des procédés interactifs susceptibles d'avoir un impact positif sur la formation de la personnalité de l'élève», explique encore le ministre.

 

Ainsi, prenant conscience des défaillances de l'école algérienne en matière d'éducation civique, aggravées par l'effacement du rôle de la famille, le ministère de l'Education nationale s'emploie à réhabiliter la place et le rôle de l'éducation civique dans la formation du citoyen de demain: «Nous voulons des citoyens à part entière qui connaissent parfaitement leurs droits et assument pleinement leurs devoirs. Des citoyens fiers de leur appartenance à la société, respectueux des symboles nationaux et des valeurs morales universelles», souligne le ministre, non sans insister sur le rôle majeur de l'école d'inculquer l'esprit critique et d'analyse.

Abondant dans ce sens, M. Moundji Bousnina, directeur général de l'Alesco, est revenu sur les dangers de la mondialisation: «Nous recevons une multitude de chaînes et d'informations dans toutes les langues. C'est vrai que c'est enrichissant mais c'est aussi un facteur de déstabilisation. Nous devons savoir ce qu'il faut prendre et ce qu'il faut laisser. Pour cela, nous devons nous armer suffisamment. Avoir une forte personnalité. Avoir l'esprit critique. Il ne faut pas oublier qui nous sommes. Notre langue, notre culture, notre histoire » «Il faut passer du local à l'universel et non pas le contraire.

Il faut aimer son pays avant d'aimer les autres», insiste-t-il. Par ailleurs, indique le ministre M. Benbouzid, «nous allons bientôt préparer une deuxième génération de programmes et de manuels scolaires de l'éducation civique. Nous sommes décidés à faire de l'éducation civique la base de la réforme du système éducatif. Et cela ne concerne pas uniquement l'éducation civique mais toutes les autres qui véhiculent les mêmes principes, à savoir l'histoire, l'éducation islamique, les activités culturelles et sportives ». M. Benbouzid estime toutefois que «l'école seule ne peut pas jouer ce rôle. Il faut que la famille et toute la société s'y mettent aussi».

Lundi 26 Mars 2007

Coopération ministère de l’Education-UNESCO
Un ouvrage sur la réforme

 Le ministre de l’Education nationale, Boubekeur Benbouzid, a présidé, au niveau de son siège, les travaux relatifs au bilan d’étapes de coopération entre son secteur et l’UNESCO et, plus particulièrement, le Programme d’appui à la réforme du système éducatif algérien (PARE).
Ce projet, financé par le Japon, dont l’enveloppe est estimée à 750 000 dollars, s’articule autour de quatre points notamment «l’appui au renforcement pédagogique de l’enseignement obligatoire, la restructuration de l’enseignement post-obligatoire, l’appui à la régulation des flux du système éducatif et l’appui à la mise en œuvre des technologies de l’information et de la communication appliquées à l’éducation (TICE)». Le groupe du travail installé pour la mise en place de ce projet, lancé en 2004, s’est réuni à plusieurs reprises en Paris (France) et au Caire (Egypte) pour discuter autour de cette question. Pas moins d’une vingtaine d’actions sur les quatre composantes de ce projet qui s’achèvera le mois de février 2006 ont été également organisée en Algérie et dans la capitale française. Il faut savoir, toutefois, que c’est suite à la rencontre à Alger entre M. Matsuura, directeur général de l’UNESCO, et le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, que le protocole d’accord sur l’appui à la réforme du système éducatif algérien a été signé entre l’UNESCO et le département de Benbouzid en octobre 2003, à Paris. Les différents intervenants, notamment le chef de projet UNESCO, Sobhi Tawil, ont affirmé lors de cette réunion, que 16 inspecteurs de l’éducation nationale ont déjà bénéficier d’une formation intensive à Poitiers et quatre ingénieurs en informatique viennent d’obtenir au Caire, quant à eux, le diplôme de ICDL (permis de conduire international d’ordinateur homologué par l’UNESCO). Il est à noter, par ailleurs, qu’un ouvrage intitulé La Refonte de la pédagogie en Algérie, Défi et enjeux d’une société en mutation vient d’être publié. Il s’agit d’un rapport réalisé pour mettre en évidence les efforts des deux parties. Il restitue, selon le chef du projet, l’ensemble des opérations menées depuis le lancement du PARE en 2004.

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