« C’est la première fois que je viens à Alger et je n’oublierai jamais cette agréable aventure. »
Ils étaient heureux et contents d’intégrer la cour des grands. L’ambiance était bon enfant hier au Sénat. Et comment! 153 enfants ont eu la chance de visiter cette « prestigieuse » institution à l’occasion de la Journée parlementaire de l’enfant. « Je ne réalise pas que je suis ici (au Sénat) », avoue Nabila, élève en terminale. Ebahie et même épatée, la jeune lycéenne n’en revenait pas. « Pour moi, venir au Sénat c’était de l’imaginaire car c’est un endroit difficile, voire impossible d’y pénétrer », reconnaît cette adolescente native de Tébessa.
Pour elle comme pour les autres jeunes, le rêve est devenu réalité. « Jamais, je n’ai cru qu’un jour je pourrais intégrer cette institution que je voyais uniquement à travers l’écran de la télévision », intervient sa camarade, Khadîdja. Terraillées par l’isolement, la sortie d’hier était pour les deux jeunes filles une occasion de franchir les frontières.
« Je n’oublierai jamais cette agréable aventure », confie Khadidja. Et de renchérir: « C’est la première fois que je viens à Alger ». Nourrissant de l’ambition et armées de courage, les deux lycéennes oublient l’éloignement. « Nous sommes prêtes à étudier matin et soir pour réussir dans nos études », assurent-elles. Même impression chez Brahim, un lycéen âgé de 17 ans venu de Tindouf. Il n’en croit pas ses yeux: « Je ne m’imaginais jamais qu’un jour je m’asseoirais à la chaise d’un sénateur ni marcher sur le tapis rouge », murmure-t-il tout en scrutant le décor architectural du Sénat.
Ses yeux scintillant de joie, exprimaient sa soif de découvrir le monde et de goûter au confort de la vie citadine.
Après une journée passée au Sénat, l’enfant repart avec une ambition claire, celle de faire carrière dans la politique. Pourquoi ce choix? Simplement, dit-il, « pour pouvoir aider les gens à vivre bien ». Hier, l’institution a changé véritablement de tête. Les sénateurs ont prêté leurs sièges aux élèves. Représentant différentes wilayas du pays, les invités de Bensalah ont eu droit à la parole.
Le transport scolaire, le manque de livres scolaires, la surcharge des classes, l’absence des loisirs et des terrains de sport, le manque d’unités de dépistage.
Ce sont autant de problèmes soulevés par les élèves qui sont intervenus lors du débat. Profitant de la présence des responsables du secteur, les invités de Bensalah ont vidé leur sac. En plus des difficultés quotidiennes, les intervenants ont été jusqu’à s’interroger sur l’incohérence des formations universitaire avec le monde du travail. Certes, ils sont jeunes, mais les intervenants ont fait preuve de maturité. Ils ont même exprimé leurs inquiétudes quant à leur sort après l’université.
Dans sa réponse, le ministre de l’éducation nationale, M.Boubekeur Benbouzid a rappelé les grands chantiers réalisés dans le secteur. Avançant quelques données, le ministre affirme que l’Algérie compte plus de 24.000 établissements éducatifs dont 18.500 écoles primaires, 4300 collèges et 1650 lycées encadrés par 55.000 enseignants et gestionnaires. « 61% des élèves, a-t-il affirmé, bénéficient aujourd’hui de cantines scolaires », a-t-il souligné en ajoutant que le programme élaboré durant la dernière décennie permettra la réalisation de plus de 1000 collèges, 500 lycées et 600 salles de sports. Concernant l’enveloppe financière consacrée par l’Etat à l’application des réformes dans le secteur de l’éducation, M.Benbouzid fait savoir qu’elle est passée de 127 milliards de DA en 1999 à 370 milliards de DA en 2008. Le ministre a, en outre, reconnu que toutes ces « réalisations restent insuffisantes bien qu’elles soient un exemple au niveau international ».
Boumerdès : Un séisme fait onze blessés légers
Une secousse tellurique de magnitude 5,2 sur l’échelle de Richter, indique le CRAAG, a été ressentie hier matin dans la wilaya de Boumerdès et les régions limitrophes des départements d’Alger, Blida, Tizi Ouzou et Bouira.
Boumerdès :
L’épicentre du tremblement, survenu à 8h33, a été localisé à 8 km au nord-est de Boumerdès, soit tout près de celui du séisme de mai 2003. Onze blessés ont été enregistrés suite à cette secousse dans toute la wilaya de Boumerdès, selon les responsables de la wilaya. Sept ont été évacués vers des établissements de santé à cause de « traumatismes extérieurs sans gravité » et 4 ont été « plus ou moins grièvement atteints ». Ces derniers ont été blessés à cause de la panique qu’a provoquée la secousse. Il s’agit d’un étudiant qui s’est jeté de la fenêtre de sa chambre située au premier étage d’un bâtiment de la résidence universitaire de Boumerdès, un technicien qui s’est aussi jeté d’une antenne de Djezzy à Boudouaou et d’une femme qui est tombée en sortant précipitamment de son domicile à Bordj Ménaïel. Ils souffrent de fractures et d’entorses. Le wali s’est déplacé à l’hôpital de Boumerdès pour s’enquérir de l’état des blessés et s’assurer qu’ils sont bien pris en charge. « Tous les blessés ont quitté les établissements sanitaires peu de temps après leur admission », rassure le chef de cabinet de la wilaya, M. Cherifi, qui nous a déclaré qu’« une cellule de crise regroupant les services de la Protection civile, des daïras et des communes de la wilaya a été mise sur pied immédiatement après la secousse afin d’assurer le suivi des éventuelles retombées de celle-ci ». Une autre commission administrative chargée de l’évaluation d’éventuels dégâts a été installée en urgence, selon notre interlocuteur. Les autorités ont affirmé hier que l’on n’avait enregistré aucun dégât matériel. Si on n’a heureusement pas enregistré de dégâts dans les habitations, notamment, qui auraient pu alourdir le bilan, le comportement des citoyens est cependant loin d’être contrôlé. Dans de nombreuses cités, on a enregistré des fuites massives des habitants par les escaliers. Tout le monde se souvient que très nombreux étaient les citoyens morts coincés dans ces espaces justement le 21 mai 2003. On n’a pas encore inculqué au citoyen le comportement indiqué dans pareilles situations. Le même mouvement de panique a été constaté à Alger, à Bouira, à Tizi Ouzou et à Blida, selon des témoignages. Heureusement qu’il y a eu plus de peur que de mal. Mais il est clair que vu l’activité sismique importante que connaît le nord de notre pays, une éducation au comportement préconisé lors des tremblements de terre est plus qu’indispensable.
| 1ère semaine de l'ONU pour la sécurité routière: l'OMS appelle à une coopération internationale |
- L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a appelé, à l'occasion de la première semaine mondiale de l'ONU pour la sécurité routière, à une coopération internationale dans le cadre de la prévention des accidents de la circulation "en constante augmentation". La coopération internationale est à même de "renforcer" les efforts déployés au niveau national en matière de sécurité routière et ce grâce au partage des informations et des renseignements des expériences ayant réussi, est-il indiqué dans un document publié par l'OMS à l'occasion de cette semaine qui s'étalera du 23 au 29 avril 2007. La même source précise, par ailleurs, que les accidents de la circulation font en moyenne "1,2 million de morts et 20 à 50 millions de blessés ou de handicapés" par an, notamment, des jeunes de 0 à 25 ans. Le nombre de décès et d'incapacités dus aux accidents de la route "continuera à augmenter au cours des trois prochaines décennies", relève l'OMS, qui appelle à la mise en oeuvre de "mesures drastiques" pour inverser la tendance. Les jeunes usagers de la route des pays "à faible revenu et à revenu intermédiaire" courent le plus de risque de subir un accident (piétons, cyclistes, motocyclistes et passagers des transports publics et privés), note également le document. La première semaine mondiale des Nations Unies pour la sécurité routière sera axée notamment sur la sensibilisation des traumatismes dus aux accidents de la circulation en particulier chez les jeunes usagers. Les participants à cette semaine a aussi pour but d'attirer l'attention. |
français