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Samedi 24 Novembre 2007
En présence de la Ministre de la Culture
Clôture de la semaine culturelle de Boumerdès

Jeudi 11/10/2007

Hier soir , s’est clôturé à Riadh El Feth les festivités de la semaine culturelle de la Wilaya de Boumerdes en présence de la Ministre de la Culture Mme Khalida Toumi et d’un public important composé essentiellement de familles venues se distraire des spectacles présentés coïncidant avec la dernière semaine de ce mois sacré.
La soirée de clôture a été entamé par le chant chaàbi et religieux exécuté par le chanteur Mohamed El Amraoui et la troupe El Wissal suivi par des partitions musicales interprétées par la troupe Zorna et la chorale de la wilaya et quelques exhibitions présentées par des jeunes filles sur fond musical d’hymnes nationaux. La gente féminine représentant la wilaya de Boumerdes à cette manifestation ont su réunir dans un tableau artistique les traditions de la région dans la célébration des fêtes et cérémonies de joie. La fin de la soirée a été caractérisée par un hommage décerné à la Ministre de la Culture pour ses efforts envers la culture algérienne dans toute sa diversité.
Dans sa déclaration de clôture à la presse , Mme la Ministre de la Culture a indiqué que la wilaya de Boumerdes a une caractéristique qui a fait qu’elle soit programmée seule et non en duo comme pour les autres wilayas du pays du fait qu’elle avait beaucoup souffert du séisme du 21 Avril 2003 ce qui lui a donné une place particulière dans le cœur des tous les Algériens spécialement les gens de la Capitale. Avant d’ajouter que les artistes créateurs de la wilaya de Boumerdes ont été à la hauteur de l’événement en faisant découvrir toute l’étendue de la richesse culturelle de leur Wilaya qui englobe les Citadins les Kabyles et les Bédouins dans lesquelles se consacrent tous les genres et types de la culture algérienne et son patrimoine.
La Ministre de la Culture a ajouté que les semaines culturelles sont un acquis pour l’art et la culture algérienne et une occasion aux jeunes talents Algériens qui n’ont pas d’autres issues pour étaler leur savoir faire. Dans ce contexte elle indiqua que le Ministère de la Culture en collaboration avec l’ONCI a procédé à l’enregistrement (image et son) de toutes les activités rentrant dans le cadre des semaines culturelles qui ont permis selon les observateurs aux nombreux jeunes talents de s’exprimer avant de dévoiler que la prochaine semaine culturelle englobera les wilayas d’Ettarf et Naàma durant la période allant du 18 au 24 qui coïncidera au niveau arabe avec la semaine culturelle libyenne et ce à partir du 17 Octobre 2007.

Mardi 01 Mai 2007

La Casbah

Adossée au massif du Bouzaréah, et à proximité de la riche plaine de la Mitidja, la Casbah d'Alger est construite sur une pente abrupte (118 m de dénivellation), tournée vers la baie portuaire et la Méditerranée.

La Casbah (mot s'appliquant à toute la ville ancienne) occupe un espace triangulaire entre la citadelle, au sommet de la colline, et le front de mer. Un réseau serré de rues et de ruelles, étroites et tortueuses, coupées d'escaliers, compose avec le relief pentu. Il s'ouvre parfois sur des places urbaines, notamment la place Cheik Ben Badis, centre de la ville ancienne.

Dans la Casbah, les principes de l'architecture militaire turque se conjuguent aux traditions architecturales mauresques et plus largement arabo méditerranéennes. Les maisons blanches, aux toits plats surmontés de terrasses, se serrent et s'enchevêtrent tout au long de la pente. De grands monuments, souvent ornés de boiseries sculptées et de faïences, des jardins et des fontaines ponctuent ce paysage tout en contribuant à son intensité : la Grande Mosquée (XIe XIVe s.), la mosquée Sidi Abd al-Rahman (XVIIIe s.), la mosquée des Ketchaoua (XVIIIe XIXe s.) et le Dar Aziza Bent al-Bey (palais du XVIe s.) sont parmi eux.

«La Casbah offre un exemple éminent d'un type de construction ou d'ensemble architectural illustrant une période historique significative» (IV). Elle offre aussi «un exemple éminent d'un habitat humain traditionnel représentatif d'une culture et devenu vulnérable sous l'effet de mutations irréversibles» (V).

Samedi 28 Avril 2007
La situation politique de l’Algérie en 1945 est exposée dans l’article aux origines de la guerre d’Algérie.

Le 8 mai 1945, à Sétif, les nationalistes algériens du PPA (Parti du peuple algérien, interdit) de Messali Hadj (en résidence surveillée) et des AML (Amis du Manifeste et de la liberté) de Ferhat Abbas organisent un défilé pour célébrer la chute de l’Allemagne nazie. Les drapeaux alliés sont en tête. Soudain, pancartes et drapeau algérien sont déployés. Les pancartes portent les slogans « Libérez Messali », « Vive l’Algérie libre et indépendante », « A bas le fascisme et le colonialisme ». Bouzid Saal refuse de baisser le drapeau algérien qu’il porte ; il est abattu par un policier. Cela déclenche l’émeute.

Les Algériens qui fuient sous les coups de feu des policiers agressent à leur tour les Européens qu’ils rencontrent. Partout résonne l’appel à la révolte. A 13 heures le couvre-feu est instauré et l’état de siège décrété à 20 heures. L’armée, la police et la gendarmerie sillonnent les quartiers arabes. La loi martiale est proclamée, et des armes sont distribuées aux Européens. La répression sera terrible.

Le même jour, à Guelma (est de Constantine), la manifestation pacifique organisée par les militants nationalistes, drapeaux algériens et alliés en tête, est arrêtée par le sous-préfet Achiary. La police tire sur le cortège : quatre morts algériens (aucun européen). Achiary décrète le couvre-feu, et fait armer la milice des colons. Cette milice se livre à un véritable pogrom contre la population musulmane. « Je voyais des camions qui sortaient de la ville et, après les intervalles de dix à quinze minutes, j’entendais des coups de feu. Cela a duré deux mois ; les miliciens ramassaient les gens partout pour les tuer. Les exécutions se faisaient surtout à Kef-El-Boumba et à la carrière de Hadj M’Barak ». [1] Des centaines de musulmans de Guelma furent fusillés sans jugement.

L’écrivain Kateb Yacine était collégien à l’époque ; témoin oculaire des événements de Sétif, il écrit :

“Je témoigne que la manifestation du 8 mai était pacifique. En organisant une manifestation qui se voulait pacifique, on a été pris par surprise. Les dirigeants n’avaient pas prévu de réactions. Cela s’est terminé par des dizaines de milliers de victimes. A Guelma, ma mère a perdu la mémoire (…) On voyait des cadavres partout, dans toutes les rues. La répression était aveugle ; c’était un grand massacre.”

L’insurrection va se propager avec la nouvelle de la répression dans toute la région de Sétif, Guelma, Kherrata, Djidjelli.

La répression a été impitoyable et souvent aveugle

La répression, conduite par l’armée française, mais aussi par des milices européennes déchaînées, sera d’une incroyable violence : exécutions sommaires, massacres de civils, bombardements de mechtas en bordure de mer par des bâtiments de guerre … Le bilan ne pourra jamais être établi.

Le comble de l’horreur est atteint lorsque les automitrailleuses font leur apparition dans les villages et qu’elles tirent à distance sur les populations qui fuient vers les montagnes. Les blindés sont relayés par les militaires arrivés en convois sur les lieux.

De nombreux corps n’ont pu être enterrés ; ils sont jetés dans les puits, dans les gorges de Kherrata. Des miliciens utilisent les fours à chaux pour faire disparaître des cadavres. Saci Benhamla, qui habitait à quelques centaines de mètres du four à chaux d’Héliopolis, décrit l’insupportable odeur de chair brûlée et l’incessant va-et-vient des camions venant décharger les cadavres, qui brûlaient ensuite en dégageant une fumée bleuâtre. [2]

À Kef-El-Boumba, « j’ai vu des Français faire descendre d’un camion cinq personnes les mains ligotées, les mettre sur la route, les arroser d’essence avant de les brûler vivants . » [3]

L’armée organise des cérémonies de soumission où tous les hommes doivent se prosterner devant le drapeau français et répéter en choeur : « Nous sommes des chiens et Ferhat Abbas est un chien ». Certains, après ces cérémonies, étaient embarqués et assassinés. [4]

Dans son rapport sur les massacres de Sétif, le général Tubert écrit :

« La raison d’Etat, la commodité d’une répression aveugle et massive parmettant de châtier quelques coupables parmi les milliers d’innocents massacrés, l’immunité administrative de “fait” couvrant par exemple, le sous-préfet de Guelma, fit délibérément et sans excuse arrêter et fusiller, sans autre forme de procès, des musulmans de la ville dont les familles réclament encore en vain une enquête, un jugement ou même une simple explication. »

Le nombre de victimes

Le nombre de victimes algériennes reste encore aujourd’hui impossible à établir mais on peut l’évaluer à plusieurs dizaines de milliers de morts. Le consul général américain à Alger parlera de 40 000 morts. Les Oulémas plus proches du terrain, avanceront le chiffre de 80 000 morts.

Selon l’historienne Annie Rey-Goldzeiguer, « la seule affirmation possible, c’est que le chiffre dépasse le centuple des pertes européennes et que reste, dans les mémoires de tous, le souvenir d’un massacre qui a marqué cette génération ».

Après les massacres

La barbarie qui s’est déployée à la suite des manifestations du 8 mai 1945 à Sétif et à Guelma marque un tournant dans l’histoire de la lutte nationaliste. Le fossé entre Algériens et Européens ne sera plus jamais comblé. Dans l’immédiat la répression s’abat encore un peu plus sur la direction du mouvement nationaliste. Pour les militants du PPA, le colonialisme a montré son vrai visage. Le temps de la « Révolution par la loi » est révolue et doit faire place à la « Révolution par les armes ».

Pour de nombreux militants nationalistes comme Lakhdar Bentobbal, futur cadre du FLN, le 8 mai 1945 symbolise la prise de conscience que l’engagement dans la lutte armée reste la seule planche de salut. C’est à la suite des événements du 8 mai que Krim Belkacem, l’un des six fondateurs « historiques » du FLN, décide de partir au maquis.

Des extraits du rapport du général Tubert, après les massacres de mai 1945 [5]

Alors que la fraternité régnait sur les champs de bataille de l’Europe, en Algérie le fossé se creusait de plus en plus entre les deux communautés. Déjà les provocations fusent. Les indigènes menacent les Français. Beaucoup n’osent plus se promener avec des Européens. Les pierres volent, les injures pleuvent. Les Européens répliquent par des termes de mépris. "Sale race" résonnait trop fréquemment. Les indigènes n’étaient pas toujours traités, quel que fût leur rang, avec le minimum d’égards. Ils sont l’objet de moqueries, de vexations.

Trois faits nous ont été racontés, prouvant l’état d’esprit de la population musulmane :
- Un instituteur de la région de Bougie donne à ses élèves un modèle d’écriture : " Je suis français, la France est ma patrie." Les enfants musulmans écrivent : "Je suis algérien, l’Algérie est ma patrie."
- Un autre instituteur fait un cours sur l’Empire romain. Il parle des esclaves. "Comme nous", crie un gosse.
- A Bône enfin, une partie de football opposant une équipe entièrement européenne à un "onze" musulman doit être arrêtée par crainte d’émeute…

La multiplicité des renseignements qui nous sont parvenus permet d’affirmer que les démonstrations de cet état d’esprit couvraient tout le territoire algérien.

[…] Les musulmans ayant séjourné en métropole comme soldats ou travailleurs ont porté leur attention sur des faits sociaux qui passaient inaperçus aux yeux de leurs parents. Ils font des comparaisons entre leur situation et celle des Européens, qu’ils jugent privilégiés. […] Ils jalousent les colons propriétaires de grands domaines. Un seul colon règne en maître sur des milliers d’hectares et ils comparent sa richesse à leur misère.

Mercredi 25 Avril 2007
انطلاق فعاليات شهر التراث في بومرداس
 

 تنطلق اليوم بدار الثقافة، رشيد ميموني، بولاية بومرداس، فعاليات شهر التراث، والتي ستشهد هذه المرة تدشين السلطات المحلية لمتحف جديد يضم التحف الأثرية التي تزخر بها الولاية· بما في ذلك تلك التي اكتشفت مؤخرا بزموري البحري، ولقاطة وخميس الخشنة·
يتضمن البرنامج الذي أعدته مديرية الثقافة لولاية بومرداس لإحياء شهر التراث تنظيم العديد من المعارض حول الكنوز التراثية التي تزخر بها الولاية· وذلك إلى جانب تنشيط مجموعة من المحاضرات حول حماية الموروث الثقافي والمحافظة عليه· كما يتخلل هذا البرنامج عرض مسرحي بعنوان ''فيرموس''· وهو أحد الشخصيات النوميدية التي حاربت الرومان بمنطقة بومرداس والتي قام بإخراجها المسرحي عمر فطموش·


Samedi 21 Avril 2007
Sur les traces du passé : peintures rupestres

Autour de Djanet, l'immense plateau rocheux des Ajjer est parsemé de sites incroyables.
Découvertes en 1932 par le lieutenant Brenans, redécouvertes par l'expéditeur Lothe en 1959,
les gravures rupestres de l'oued Djerat représentent des girafes, des autruches, des rhinocéros,
des hippopotames, des animaux domestiques et même des hommes, personnages masqués et combattants
proches parents lybiens, envahisseurs de l'Egypte.Ils portent la tunique dorique et leurs adversaires
sont nus.

peinture rupestre algerie

["vache qui pleure" à Djanet : Ce chef-d'oeuvre de la préhistoire illustre la période
dite bovidienne, qui s'échelonne entre 4000 et 1500av. J-C.]

char rupestre algerie

Daté par Lhote de 3000 à 5000 avant J-C, le site comporte aussi des images de chars attelés
semblables aux chars garamantiques dont parle Hérodote.

Lorsque le bruit de la découverte des premières peintures de chars parvint aux spécialistes internationaux,
ce fut le scepticisme. Puis très vite l'admiration et la passion. Mais encore nombre de questions. Qui avait dessiné
ces chars ? d'après quels modèles ? Le Sahara était donc parcouru par des peuples utilisant ces engins de guerre?
On retrouva enfin un texte oublié d'Hérodote qui parle d'un peuple venu de Lybie, les Garamantes, qui utilisait des
chars tirés par deux ou quatre chevaux pour combattre un peuple troglodyte qui vivait dans des cavernes et des abris
sous roche dans l'extrême sud. Finalement, ces chars furent attribués à des guerriers crétois, mais sans reélle certitude.]

Cette pénétration des chars de combat grecs si loin au Sahara est un sujet de perplexité pour les historiens.
Elle confirme les liens anciens entre l'Algérie avec le monde euroméditerranéen. Comme les animaux africains
représentés confirment l'extrême fertilité de la région encore dans l'Antiquité proche.

Il y a tout juste 3000 ans, le sud algérien était vert, recouvert de prairies et de lacs.

peinture rupestre algerie

[région du Tamadjert au coeur du Tassili : silhouettes de la période bovidienne la plus évoluée. Les profils
éthiopiens se mêlent souvent aux profils négroïdes du type peul. De toute évidence, il y a cinq ou six mille années,
le sahara était vert, humide et ocupé par des peuples d'origines diverses

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