C'est cette recommandation très importante que les responsables de la direction régionale de Sonelgaz de Boumerdès se sont attelés, durant plusieurs mois, à faire inculquer aux élèves des cycles primaire et moyen de nombreux établissements scolaires de la wilaya. D'ailleurs un programme de vulgarisation des mesures de sécurité en matière d'utilisation du gaz de ville aux profits de 120 écoles et collèges, a été achevé mercredi dernier, par un cours dispensé au CEM Ibn-Khaldoun de Boumerdès, en présence de Mme Saheb Tassadit et M. Lakhal, respectivement directrice de l'Education et directeur régional de Sonelgaz. C'est devenu une louable tradition pour ces deux institutions de collaborer pour le bien des citoyens, en organisant, depuis maintenant 3 ans, une série de séances de vulgarisation des principes de base de sécurité en matière d'emploi de cette précieuse source d'énergie.
C'est ainsi que dans ces campagnes on cible les enfants d'abord car ils sont de bons vecteurs de l'information en direction de leurs parents et on s'aperçoit que les responsables de Sonelgaz ont fait d'une pierre deux coups. En outre plusieurs supports et autres affiches ont accompagné l'ingénieur de la sécurité de la D.R. de Boumerdès et l'attaché de presse du D.G. comme moyens pédagogiques lorsqu'ils ont sillonné plusieurs communes de la wilaya pour faire apprendre aux élèves les bons réflexes et adopter les bonnes pratiques en matière de sécurité. La période choisie pour procéder à ce genre de campagne n'est pas du tout fortuite mais au contraire très propice étant donné que nous sommes en plein hiver et que la consommation en gaz de ville est la plus importante de l'année.
Il est à noter, par ailleurs, que pour cette année, les services de la direction régionale de Sonelgaz ont porté leur choix pour cette campagne sur les communes récemment raccordées au gaz à l'image de Baghlia, Cap Djinet, Ouled Haddadj. Grâce à ce type d'activités sur la prévention des risques d'accidents domestiques liés au gaz de ville, aucun drame n'a été enregistré, en 2007, dans la wilaya de Boumerdès. C'est dire que ces campagnes ont porté leurs fruits. Dieu merci.
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Le 1er mai 1886, la pression syndicale permet à environ 200.000 travailleurs américains d'obtenir la journée de huit heures. Le souvenir de cette journée amène les Européens, quelques années plus tard à instituer la Fête du Travail.
Au cours du IVe congrès de l'American Federation of Labor, en 1884, les principaux syndicats ouvriers des États-Unis s'étaient donné deux ans pour imposer aux patrons une limitation de la journée de travail à huit heures. Ils avaient choisi de débuter leur action un 1er mai parce que beaucoup d'entreprises américaines entamaient ce jour-là leur année comptable.
Arrive le 1er mai 1886. Beaucoup de travailleurs obtiennent immédiatement satisfaction de leur employeur. Mais d'autres, moins chanceux, au nombre d'environ 340.000, doivent faire grève pour forcer leur employeur à céder.
Le 3 mai, une manifestation fait trois morts parmi les grévistes de la société McCormick Harvester, à Chicago.Une marche de protestation a lieu le lendemain et dans la soirée, tandis que la manifestation se disperse à Haymarket Square, il ne reste plus que 200 manifestants face à autant de policiers. C'est alors qu'une bombe explose devant les forces de l'ordre. Elle fait une quinzaine de morts dans les rangs de la police.

Trois syndicalistes anarchistes sont jugés et condamnés à la prison à perpétuité. Cinq autres sont pendus le 11 novembre 1886 malgré des preuves incertaines.
Sur une stèle du cimetière de Waldheim, à Chicago, sont inscrites les dernières paroles de l'un des condamnés, Augustin Spies : «Le jour viendra où notre silence sera plus puissant que les voix que vous étranglez aujourd'hui» (*).
Trois ans après le drame de Chicago, la IIe Internationale socialiste réunit à Paris son deuxième congrès. Celui-ci se tient au 42, rue Rochechouart, salle des Fantaisies parisiennes, pendant l'Exposition universelle qui commémore le centenaire de la Révolution française.
Les congressistes se donnent pour objectif la journée de huit heures (soit 48 heures hebdomadaires, le dimanche seul étant chômé). Jusque-là, il est habituel de travailler dix ou douze heures par jour (en 1848, en France, un décret réduisant à 10 heures la journée de travail n'a pas résisté plus de quelques mois à la pression patronale).
Le 20 juin 1889, sur une proposition de Raymond Lavigne, ils décident qu'il sera «organisé une grande manifestation à date fixe de manière que dans tous les pays et dans toutes les villes à la fois, le même jour convenu, les travailleurs mettent les pouvoirs publics en demeure de réduire légalement à huit heures la journée de travail et d'appliquer les autres résolutions du congrès. Attendu qu'une semblable manifestation a été déjà décidée pour le 1er mai 1890 par l'AFL, dans son congrès de décembre 1888 tenu à Saint Louis, cette date est adoptée pour la manifestation.»
Le 1er mai 1891, à Fourmies, une petite ville du nord de la France, la manifestation rituelle tourne au drame. La troupe équipée des nouveaux fusils Lebel et Chassepot tire à bout portant sur la foule pacifique des ouvriers. Elle fait dix morts dont 8 de moins de 21 ans. L'une des victimes, l'ouvrière Marie Blondeau, habillée de blanc et les bras couverts de fleurs, devient le symbole de cette journée.
Avec le drame de Fourmies, le 1er mai s'enracine dans la tradition de lutte des ouvriers européens.
Quelques mois plus tard, à Bruxelles, l'Internationale socialiste renouvelle le caractère revendicatif et international du 1er mai. L'horizon paraît s'éclaircir après la première guerre mondiale. Le traité de paixsigné à Versailles le 28 juin 1919 fixe dans son article 247«l'adoption de la journée de huit heures ou de la semaine de quarante-huit heures comme but à atteindre partout où elle n'a pas encore été obtenue».
Les manifestations rituelles du 1er mai ne se cantonnent plus dès lors à la revendication de la journée de 8 heures. Elles deviennent l'occasion de revendications plus diverses.
La Russie soviétique, sous l'autorité de Lénine, décide en 1920 de faire du 1er mai une journée chômée. Cette initiative est peu à peu imitée par d'autres pays (dont la France en... 1941).
