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Samedi 22 Décembre 2007
 

Arabisation dans le système éducatif
Comment capter le message scientifique

L’année 1990 a vu se former la première génération de bacheliers scientifiques arabisés. Dans cet article, nous allons nous pencher sur les raisons essentielles pour lesquelles les responsables de l’Education nationale tenaient tant à l’arabisation en général et à l’arabisation des matières scientifiques en particulier. A l’analyse de ce phénomène d’arabisation, nous entrevoyons deux motivations essentielles : d’une part les motivations socioculturelles et, d’autre part, les motivations pédagogiques. Arrêtons-nous sur ces dernières. L’une des raisons pédagogiques de l’arabisation de l’enseignement est la question de la baisse du niveau en français. A ce propos, en 1981 déjà Ben Yakhlef, (in « Propositions pour une arabisation de niveau », LAMALIF, N° 104, p.p. 46-52. ) note : « Ce qui est regrettable, c’est que l’élève moyen marocain ne semble maîtriser aujourd’hui, ni l’arabe, ni le français. Il utilise volontiers des tournures grammaticales empruntées à l’autre langue et même parfois, des mots déclinés inversement pour donner un curieux mélange linguistique franco-arabe ». Pour sa part, un autre chercheur, M. Bentolila (1999), affirme « qu’une partie importante des élèves marocains parlent mal, lisent mal et écrivent encore plus mal dans leur propre langue : l’arabe. Sur les bases mal établies de leur propre langue maternelle, ils ne peuvent évidemment pas construire une maîtrise convenable de quelque langue d’ouverture que ce soit ». Si on arabise les disciplines scientifiques pour résoudre le problème de la baisse du niveau en français, et en sachant que les étudiants ayant un baccalauréat arabisé vont s’inscrire à l’université où les études sont dispensées en français, n’assistera-t-on pas à une vraie baisse de niveau dès l’instant où les étudiants devront faire un double effort.

Motivations pédagogiques

D’abord celui de maîtriser la compétence linguistique pour pouvoir capter le message scientifique. Le deuxième effort a trait à la compétence scientifique pour comprendre et s’approprier le message. En tout état de cause, le Maroc a opté pour l’arabisation de l’enseignement scientifique au niveau primaire et secondaire et pour le maintien du français au niveau universitaire. L’enseignement des disciplines scientifiques en français, aux niveaux du supérieur, renforce le pouvoir de cette langue et rehausse sa valeur. De plus, préconisée comme première langue étrangère, cette langue est valorisée en tant que code de la communication scientifique. Elle bénéficie ainsi d’une place de choix dans le discours politique, qui l’attache à une nécessité. Le français est la langue qui permettrait le contact avec le progrès scientifique et technique. C’est la langue de l’ouverture et de l’enrichissement sur la connaissance moderne. Tout laisse donc à croire au maintien, à long terme, du français au supérieur dont le rapport établi n’est pas le même que celui qui existe avec les autres langues étrangères. En 1999, dans un article intitulé : « Pouvoir linguistique et éducation : L’enseignement en proie aux antagonismes des langues » (in Le journal, spéciale rentrée scolaire, Septembre N°88) A. Bentolila écrit : « En attendant que la langue arabe soit restructurée pour devenir plus fonctionnelle, l’apprentissage du français restera, faute de mieux, obligatoire. Son usage sera très répandu, en particulier au niveau de l’enseignement supérieur. Cette langue sert à diffuser une abondante information scolaire et universitaire. Cette information en français est véhiculée à grand renfort d’ouvrages scientifiques, de revues spécialisées, de travaux de recherche, de mise à jour constante des connaissances humaines et du savoir. » A partir de cette discontinuité linguistique qui caractérise le système éducatif marocain, il s’avère nécessaire de s’interroger sur son efficacité. Enseigner les disciplines scientifiques en arabe, au primaire et au secondaire et en français au supérieur, ne manquerait pas de mettre en péril l’avenir de l’élève issu des sections scientifiques. Jusqu’au baccalauréat, les élèves des sections scientifiques ont accès aux matières essentielles (physique, chimie, sciences naturelles, mathématiques) par le biais de la langue arabe, avec tout ce que cela suppose comme raisonnement scientifique, acquisition des mécanismes syntaxiques et discursifs propres à cette langue. Sans oublier la transcription et la reproduction des signes et symboles universels et l’interprétation dans la langue d’apprentissage. De ce fait, le changement de la langue d’apprentissage engendre une situation paradoxale qui risquerait d’entraver l’insertion normale des bacheliers scientifiques dans l’université. Mais soucieux de limiter les risques d’une telle situation, les responsables de l’Education nationale du Maroc ont pris certaines mesures didactiques et pédagogiques permettant à ce nouveau profil d’étudiants de poursuivre leurs études supérieures scientifiques et techniques. Les actions menées jusqu’à présent et les procédés de renforcement ont-ils eu un effet pour vaincre le problème de la communication pédagogique soulevée dans l’enseignement supérieur scientifique et technique ? Ont-ils comblé les lacunes signalées par les professeurs de sciences et doté les élèves de compétences adéquates afin d’intégrer leurs études supérieures et de suivre efficacement les disciplines de spécialité assurées en langue française ? Il n’est nul doute que l’ambition des responsables étant d’inscrire le processus d’arabisation dans l’évolution globale du système d’enseignement et l’amélioration de la formation de l’individu, mais il y a lieu de s’interroger sur les répercussions d’une telle situation dans la réalité, sur le terrain, en classe et en profondeur pour pouvoir juger de l’efficacité des mesures et des moyens préconisés à cet effet par l’institution, et aussi pour vérifier si les changements opérés touchent les vrais problèmes car l’enjeu est de taille.

 

Samedi 22 Décembre 2007
Mardi 18 Décembre 2007
Des campagnes de sensibilisation lancées par Sonelgaz
Sept décès à cause de l’utilisation du gaz
Les accidents liés à l’utilisation du gaz sont toujours fatals. Preuve en est, les chiffres donnés par le prestataire de services qu’est Sonelgaz.

Le bilan des asphyxies établi fait ressortir pour l’année 2004, 38 accidents qui ont occasionné 84 décès et 51 blessés. Pour l’année 2005, le nombre d’accidents a augmenté pour atteindre les 60. Ces accidents avaient fait 30 morts et 178 blessés. Prenant toujours de l’ampleur, les accidents ont atteint, en 2006, 67. 22 morts ont été dénombrés ainsi que 140 blessés. Pour l’année en cours, le bilan établi fait ressortir 46 accidents qui ont fait 27 morts et 93 blessés. Plus dramatiques encore, ce sont les chiffres donnés par la Protection civile, corps ayant été invité à la demi-journée d’information et de sensibilisation organisée hier à Sonelgaz-distribution-Alger (SDA). Durant la période s’étalant de janvier à septembre 2006, le nombre de décès dus aux asphyxies était de 178 et celui des blessés de 740. dans le courant de la même année, il a été signalé 658 morts et 182 blessés. Les explosions de gaz ont provoqué la mort de 43 personnes et des blessures à 56 autres, tandis qu’en 2007, il a été enregistré 103 décès et 12 blessés. Le nombre de clients – qui augmente de 18000 par an – plus de 380 mille abonnés actuellement, fait que le risque est plus grand, surtout dans les grandes agglomérations. Que de fois Sonelgaz a été mise à l’index dans les accidents dus au gaz. Celle-ci s’en défend et rejette la responsabilité sur les promoteurs et sur les clients. Pour Ouallouche Cherif, directeur à la SDA, les gaines de gaz défectueuses des colonnes montantes des immeubles, devant être aux normes, exposent les colocataires aux risques liés au gaz de ville. Les locataires eux-mêmes ne sont pas exempts de tout reproche. Les installations intérieures doivent être conformes et ceux qui les réalisent doivent donner, à la fin des travaux, un certificat de conformité au client. Ce dernier peut avoir des renseignements sur les entreprises homologuées dans les agences de Sonelgaz. Autres cas difficiles mis en avant par les employés de Sonelgaz : les caves inondées dans les grands ensembles. Ouallouche Cherif assure que par la faute des locataires, ces caves perdent leur vocation. « Avec le temps, ces vides sanitaires devant être aérés, accessibles et entretenus, se transforment, insiste-t-il, en fosses septiques. » L’accident de Dély Brahim qui a occasionné la mort de quatre personnes serait dû à ce phénomène récurrent dans les grands ensembles. Les résultats de l’enquête n’ont pas été communiqués. Néanmoins, des efforts ont été consentis pour atténuer le phénomène, assure le commandant Achour de la direction générale de la Protection civile. Pour sa part, Halitim Mouled, directeur de la prévention et sécurité à la SDA assure que les campagnes qui ont connu une cadence forcée ont été lancées et connaissent quelques succès. La grosse artillerie a été mise ainsi en place : pas moins de 2 millions d’affichettes ont été distribuées. Pour l’année 2006, pas moins de 62 établissements ont été touchés par la campagne parmi lesquels 25 établissements primaires, 26 collèges et 11 lycées. Même effort cette année où l’opération est chapeautée par les différentes directions régionales de la SDA. Seul hic : le numéro vert mis en place est non fonctionnel mais des lignes, rassure-t-on, ont été mises à la disposition des abonnés dans chaque agence.

Lundi 30 Avril 2007
موازاة مع طبع 35 عنوانا جديدا
الكتاب المدرسي يباع في المكتبات الموسم القادم


 

 

 كشف مدير عام الديوان الوطني للمطبوعات المدرسية عن الترخيص خلال الموسم المدرسي المقبل للمكتبات المعتمدة ببيع الكتاب المدرسي مع منح أصحابها هامش ربح يصل إلى 8 بالمائة·
وأشار مدير عام ديوان المطبوعات المدرسية على هامش الملتقى التكويني لمسيري مراكز التوزيع للديوان لولايات الجنوب والوسط والذي احتضنته الأغواط إلى ضرورة توحيد طرق التسيير والجرد في الخمسين مركزا للتوزيع بمختلف ولايات الوطن·
وأكد المصدر ذاته توزيع لحد الآن 60 بالمائة من الكتب المدرسية البالغ عددها في الموسم الجديد 65 مليون كتاب منها 35 عنوانا جديدا تمثل 27 منها مستوى الثالثة ثانوي؛ حيث ستكون سنوات الإصلاح في هذا المستوى وأيضا الخامسة ابتدائي·
وهذا بالتعامل مع أربع مؤسسات عمومية وهي المؤسسة الوطنية للفنون المطبعية والشركة الجزائرية للطباعة، إضافة إلى الوكالة الوطنية للنشر والإشهار والمطبعة المركزية للجيش·
وأضاف السيد حسن لاغا أن تسيير الديوان يجب أن يراعي المقاييس العالمية والعلمية لضمان أجور 1400 عامل ، وتفادي أخطاء الماضي التي جعلت المؤسسة، ومنذ ثلاث سنوات، تقريبا، تتخبط في مديونية تصل إلى 300 مليار سنتيم تم تحصيلها بفضل الميكانيزمات المنتهجة من طرف الإدارة وإحالة بعض المسيّرين في الجزائر، تيبازة وعين تموشنت على العدالة·
وأكد المدير العام إشراك المكتبات الخاصة الموسم المقبل لبيع الكتب المدرسية بالأسعار الرسمية في جميع الولايات، وتمكين أصحابها من هامش ربح يصل إلى 8 بالمائة، معربا عن طموحه في فتح نقاط بيع في كل الولايات إذا ما توفرت المقرات·  وكشف السيد لاغا عن عدم طبع كتب المكفوفين هذا العام نظرا لمحدودية العدد الذي لا يفوق ألفي مكفوف، وإقدام وزارة التشغيل والتضامن على اقتناء مطبعة خاصة بهم· معتبرا الأخطاء الواردة في بعض الكتب عادية؛ حيث أشار إلى أن كتب السنة الثالثة ابتدائي ومتوسط نقحت، بينما أعيد طبع كتاب السنة الأولى متوسط في العربية والسنة الثانية متوسط، حسب الملاحظات الواردة·

Samedi 21 Avril 2007
 de la sourate " EL FETIHA "
Tafsir de la sourate " EL FETIHA "
Les autres noms de cette sourate

Selon Abou Hourayra (رضي الله عنه), le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit, à propos de cette sourate : "Elle est la Mère du Livre; elle est les Sept répétés; elle est le Coran sublime".

Selon Al-Boukhâri, elle est appelée la Mère du Coran, grâce à son écriture au début de la transcription du Coran et à sa récitation au début des prières.

Les mérites de cette sourate

Allâh (تعالى) a dit : {Nous t'avons certes donné "les sept versets que l'on répète", ainsi que le Coran sublime.} (15/87)

Abou Sa'îd Rafi' Ibn Al-Mou'alla a rapporté que le Messager d'Allâh (صلى الله عليه و سلم) lui a dit : "Ne t'enseignerais-je pas la plus sublime sourate du Coran avant que tu sortes de la mosquée" ?
Il me prit par la main et lorsque nous fûmes sur le point de sortir, je lui demandais : "Ô Messager d'Allah, tu m'as dit que tu m'enseignerais la plus sublime des sourates du Coran" ?
Il me répondit : "Louange à Allah. Seigneur de l'Univers [Sourate Al-Fatiha (L'ouverture)]. Cette sourate est (dénommée) les sept versets répétés et elle est la lecture sublime que j'ai reçue". (Al-Boukhâri)

Selon Abou Hourayra (رضي الله عنه), le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : "Allâh (تعالى) a dit : "J'ai partagé la prière entre Moi et Mon serviteur en 2, et Mon serviteur aura ce qu'il demande". Quand il dit : {Louange à Allah, Seigneur de l'univers.}, Allâh le Très-Haut dit : "Mon serviteur M'a loué". Quand il dit : {Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux}, Allâh le Très-Haut dit : "Mon serviteur a évoqué Mon éloge". Quand il dit : {Maître du Jour de la rétribution.}, Allâh le Très-Haut dit : "Mon serviteur M'a glorifié et M'a confié une affaire". Quand il dit : {C'est Toi [Seul] que nous adorons, et c'est Toi [Seul] dont nous implorons secours.}, Allâh le Très-Haut dit : "Ceci est entre Moi et Mon serviteur, et Mon serviteur aura ce qu'il demande". Quand il dit : {Guide-nous dans le droit chemin, le chemin de ceux que Tu as comblés de faveurs, non pas de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés.}, Allâh le Très-Haut dit : "Cela est pour Mon serviteur, et Mon serviteur aura ce qu'il demande"". (Mouslim, Mâlik, Abou 'Awâna)

Selon Ubay b. Ka'b, l'Envoyé (صلى الله عليه و سلم) a dit : "Allâh n'a pas fait descendre dans la Torah et dans l'Evangile d'équivalent à la Mère du Livre"

Abu Sa'id al-Khoudri a dit : Lors d'un déplacement, quand nous nous sommes arrêtés, une servante est arrivée et a dit : "Le seigneur de la tribu souffre d'une morsure et nos hommes sont absents ! Y a-t-il parmi vous un exorciste ?"
Alors, un homme l'a ccompagnée ? Un homme que nous ne soupçonnions pas de guérison. Il a exorcisé le mal, rétablissant ainsi le seigneur. Celui-ci ordonna trente brebis au profit de notre compagnon et nous abreuva de lait. Et, lorsque nous nous sommes retirés, nous lui avons dit : "Est-ce que tu savais t'y prendre ou est-ce que tu étais en train d'exorciser ?
- Que non a-t-il dit, je n'ai fait qu'exorciser par la Mère du Livre."
Nous nous sommes alors dit : "N'inventez rien jusqu'à ce que nous interrogions (là- dessus) l'Envoyé d'Allah."
A notre retour à Médine, nous en avons fait le récit au Prophète et il a alors dit : "Et qu'est-ce qui lui fait croire qu'elle est une guérison ? Faites-en la répartition et laissez-moi une part".

Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : "Allâh le Très-Haut n'a pas descendu, ni dans la Torah, ni dans l'Évangile, une sourate comme la mère du Coran, elle est les 7 versets répétés [et le Coran sublime que j'ai reçu]". (An-Nasâi, Al-Hâkim qui dit authentique, le confirme Adh-Dhahabi)

Ibn 'Abbas (رضي الله عنهما) a rapporté : "Pendant que Jibrîl était assis en compagnie du Prophète, il entendit un son au-dessus de lui. Il leva alors la tête et déclara : "Voici une porte du ciel qui a été ouverte aujourd'hui et qui n'avait jamais été ouverte avant ce jour". Puis un Ange en descendit et Jibrîl fit ce commentaire : "Voilà un Ange qui vient de descendre sur terre; il n'y est jamais descendu avant ce jour". L'Ange salua et dit au Prophète : "Réjouis-toi car tu as reçu deux lumières qu'aucun prophète avant toi n'avait reçues : "Al-Fâtiha" (L'ouverture du Livre) et les derniers versets de la sourate "Al-Baqara" (La vache). Tu ne liras pas une seule lettre de l'une de ces deux parties du Coran sans être exaucé". (Mouslim)

Les circonstances de la révélation de cette sourate

Ibn 'Abbàs (رضي الله عنهما) rapporte : "Alors que l'Ange Gabriel (عليه السلام) était assis auprès du Prophète (صلى الله عليه وسلم), voilà qu'il entendit un bruit venant d'en haut. Il leva la tête et dit : "C'est une porte du ciel qui vient de s'ouvrir aujourd'hui et jamais elle ne s'est ouverte avant ce jour". A travers cette porte descendit un Ange et Gabriel dit : "Voilà un Ange qui vient de descendre sur terre et il n'y est jamais descendu avant ce jour». L'Ange les salua et dit à Mohammad (صلى الله عليه وسلم) : Félicite-toi de deux lumières que Allâh t'a données et qu'il n'a données à aucun prophète avant toi. Ce sont : Le Prélude du Livre [Al-Fâtiha] et les deux derniers versets de la sourate "la Vache" [Al-Baqara]. Tu ne liras pas une seule lettre de ces versets sans obtenir aussitôt les bonnes choses qui y sont demandées à Allâh pour les Croyants". (Mouslim)

1. Au nom d'Allâh le Miséricordieux, le Très Miséricordieux

Ibn 'Abbas (رضي الله عنهما) a dit que l'Envoyé d'Allâh (صلى الله عليه و سلم) ne savait séparer entre les sourates que lorsqu'on lui révéla la "Basmala" : Au nom d'Allâh le Miséricordieux le Très Miséricordieux.

2. Louange à Allâh, le Seigneur des mondes

Ibn Jarir a dit : "Louange à Allâh" est une reconnaissance envers Allâh seul en dehors de toutes Ses créatures car Il est digne de cette louange pour ce qu'Il a accordé à Ses serviteurs comme bienfaits que nul ne peut les dénombrer, et pour la création de l'homme de sorte qu'il puisse user de tous ses membres et accomplir tous les devoirs qui lui ont été imposés. Allâh avait dispensé largement Ses dons à Ses serviteurs dans le bas monde afin d'être reconnaissants envers Lui, et pour cela Il leur ordonnait de Le remercier en disant : "Louange à Allâh", à savoir que ce terme signifie aussi un éloge dont le Seigneur s'en est loué Lui-même.

L'Envoyé d'Allâh (صلى الله عليه و سلم) a dit : "La meilleure mention d'Allâh consiste à dire : "Il n'y a d'autre divinité que Allâh", la meilleure invocation est : "Louange à Allâh"." (At-Tirmidhi)

Il a dit aussi : "Lorsque le serviteur reçoit un bienfait d'Allâh et dit : "Louange à Allâh", ce qu'il donne est meilleur que ce qu'il a prit". (Ibn Mâja)

Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé d'Allâh (صلى الله عليه و سلم) a dit : "Un homme a dit : "Seigneur, à Toi la louange comme il sied à la majesté de Ta Face et à la grandeur de Ton pouvoir". Les deux anges - qui accompagnent toujours l'homme et qui inscrivent ses bonnes et mauvaises actions – trouvèrent une difficulté dans son inscription. Ils montèrent au ciel et dirent : "Seigneur, un de Tes serviteurs a proféré des mots et nous ne savons pas comment nous devons les inscrire". Allâh leur demanda : "Qu'a dit Mon serviteur?" Ils répondirent : "Il a dit : "Seigneur, à Toi la louange comme il sied à la majesté de Ta Face et d la grandeur de Ton pouvoir". Allâh répliqua : "Inscrivez-les comme tels jusqu'à ce qu'il me rencontre pour le récompenser"." (Ibn Mâja)

Al-Farra' et Abou Oubaid ont dit : "Le mot "monde" se rapporte à toutes les créatures qui sont douées d'intelligence telles : les humains, les génies, les anges et les démons".

Al-Zajjaj avait une opinion contraire et dit : "Elle renferme tout ce que Allâh a créé dans ce bas monde et dans la vie future".

Al-Qourtoubi était de l'avis de ce dernier et dit : "Le mot "mondes" englobe tout ce qui se trouve dans les deux mondes, car Allâh (تعالى) a dit : {‹Et qu'est-ce que le Seigneur de l'univers?› dit Pharaon. ‹Le Seigneur des cieux et de la terre et de ce qui existe entre eux, dit [Moïse], si seulement vous pouviez en être convaincus!› } (26/23-24)

3. Le Miséricordieux, Celui qui fait miséricorde

Al-Qourtoubi a dit : "Allâh s'est qualifié de ces deux attributs après : "Le Seigneur des mondes pour joindre l'exhortation à la crainte, et il tira argument de ce verset : {Informe Mes serviteurs que c'est Moi le Pardonneur, le Très Miséricordieux. Et que Mon châtiment est certes le châtiment douloureux.} (15/49-50) et ce verset : {Ton Seigneur est prompt dans Son châtiment, Il est aussi celui qui pardonne, Il est miséricordieux}.

Il a dit : {Il est Miséricordieux envers les croyants.} (33/43)

Ibn Jarir a dit : Le Miséricordieux (Al-Rahman) envers toutes ses créatures, et qui fait miséricordes (Al-Rahim) ne concerne que les croyants.

4. Maître du Jour de la rétribution

L'Envoyé d'Allâh (صلى الله عليه و سلم) a dit : "Allâh saisira la terre et pliera les cieux de Sa main, puis Il dira : "Je suis le Souverain, ou sont donc les rois de la terre ? Où sont les tyrans? Où sont les orgueilleux?"". (Al-Boukhâri et Mouslim)

Ibn Abbas a dit : "Le jour de la rétribution est le jour de compte final où toutes les créatures seront jugées selon leurs œuvres qu'elles avaient commises, si elles étaient bonnes, elles seront récompensées, si elles étaient mauvaises, elles seront châtiées à moins que Allâh ne les pardonne".

5. C'est Toi [Seul] que nous adorons, et c'est Toi [Seul] dont nous implorons secours

Muzahim Ibn Zafar a rapporté : "Soufyan Ath-Thawri nous dirigeait dans la prière du Maghrib et quand il lut {C'est Toi Seul) que nous adorons et Toi (Seul) dont nous demandons l'aide} (1/5), il a commencé à pleurer au point d'interrompre sa récitation. Il recommença donc de nouveau".

6. Guide-nous dans le droit chemin

An-Nawas Ibn Sam'an a rapporté que l'Envoyé d'Allâh (تعالى) a dit : "Allâh donne la parabole d'un chemin droit, tout au long de ses bords se trouvent deux murailles munies des portes ouvertes mais couvertes par des rideaux. Sur ce chemin, un homme se tient et s'écrie : "hommes! Empruntez ce chemin sans se dévier". Un autre crieur au-dessus de ce chemin, quand un homme essaie d'ouvrir l'une de ces portes, le met en garde en lui disant : "Malheur à toi. Ne l'ouvre pas. Si tu l'ouvres, tu dois y accéder". Or ce chemin n'est que l'Islam, les deux murailles sont les limites d'Allâh, les portes Ses interdictions, la personne sur le chemin est le livre d'Allâh et le crieur d'en haut, le sermonneur d'Allâh qui se trouve dans le cœur de chaque musulman". (Ahmad)

D'après Ibn Abbas, Le chemin droit est la religion d'Allâh qui ne renferme aucune tortuosité.

D'après Ibn Al-Hanafia : il est la religion d'Allâh et aucune autre ne serait acceptée.

Moujâhid a dit : "Le chemin droit est la vérité".

Ibn Jarir dit : "Le chemin droit est celui dont Allâh a agréé à Son serviteur qui s'y tient ferme après avoir reçu Ses bienfaits et qui les traduit en actes et paroles, qui sera parmi de ceux que Allâh a comblé de bienfaits, avec les Prophètes, les justes, les témoins et les saints, en le dirigeant vers l'islam."

7. le chemin de ceux que Tu as comblés de faveurs, non pas de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés

le chemin de ceux que Tu as comblés de faveurs

Allâh (تعالى) a dit : {Quiconque obéit à Allâh et au Messager... ceux-là seront avec ceux qu'Allâh a comblés de Ses bienfaits : les prophètes, les véridiques, les martyrs, et les vertueux. Et quels compagnons que ceux-là!} (4/69)

non pas de ceux qui ont encouru Ta colère

Allâh (تعالى) a dit : {Celui qu'Allâh a maudit, celui qui a encouru Sa colère, et ceux dont Il a fait des singes, des porcs} (5/60)

'Adi Bin Hatim a dit : "J'ai demandé à l'Envoyé d'Allâh au sujet de ceux qui sont désignés par ce verset : {Non le chemin de ceux qui ont encouru Ta colère}, il me répondit : "Ce sont les juifs, quant aux égarés ce sont les chrétiens""

ni des égarés

Allâh (تعالى) a dit : {des gens qui se sont égarés avant cela, qui ont égaré beaucoup de monde et qui se sont égarés du chemin droit.} (5/77)

Abou Hourayra a rapporté : Quand l'Envoyé d'Allâh finissait la récitation de ce verset : {non le chemin de ceux qui ont encouru Ta colère, non le chemin des égarés}, il disait : "amine" de sorte qu'il fasse entendre ceux qui se trouvent derrière lui.
 
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